Loi Scrivener : la protection des emprunteurs dans l’immobilier

Adoptée le 13 juillet 1979, la loi Scrivener constitue un pilier fondamental de la protection du consommateur lors d’un crédit immobilier.

Elle encadre l’information précontractuelle, instaure des délais de réflexion et de rétractation, et sécurise chaque étape du financement.

Pour vous, en tant que conseiller immobilier, maîtriser cette réglementation est essentiel afin de sécuriser vos transactions et accompagner efficacement vos clients acquéreurs.

Cet article détaillé vous apporte des éclairages pratiques et vous rappelle l’appui juridique dont vous bénéficiez chez Capifrance pour exercer en toute conformité.

En résumé

  • La loi Scrivener encadre le crédit immobilier pour protéger les emprunteurs, notamment grâce à une information claire, une offre de prêt détaillée et un délai de réflexion obligatoire avant acceptation.
  • Pour un conseiller immobilier, maîtriser cette réglementation permet de sécuriser les compromis de vente, les conditions suspensives d’obtention de prêt et l’accompagnement des clients acquéreurs jusqu’au financement.
  • Chez Capifrance, les conseillers bénéficient d’une formation continue, d’un accompagnement juridique et d’outils professionnels pour exercer en conformité et rassurer leurs clients à chaque étape de la transaction.

Définition et objectifs de la loi Scrivener pour le prêt immobilier 

Origine et date de la loi Scrivener (1979) 

La loi Scrivener tire son nom de Christiane Scrivener, secrétaire d’État à la Consommation sous la présidence de Valéry Giscard d’Estaing. Face à un contexte où les emprunteurs manquaient cruellement d’informations claires sur leurs engagements financiers, le gouvernement a souhaité renforcer la transparence et la sécurité juridique. 

La première version, dite Scrivener I, a été promulguée le 10 janvier 1978 pour encadrer les crédits à la consommation. Puis, le 13 juillet 1979, la loi n°79-596 (Scrivener II) a étendu cette protection aux crédits immobiliers. Ces textes ont ensuite été intégrés au Code de la consommation, garantissant un socle de droits pour tous les emprunteurs. 

Loi Scrivener 1 et loi Scrivener 2 : quelles différences ? 

Scrivener I (1978) couvre les crédits à la consommation. Elle impose un délai de réflexion et des obligations d’information pour les prêts de faible montant destinés à l’achat de biens ou services courants. 

Scrivener II (1979) s’applique aux crédits immobiliers. Elle protège les emprunteurs lors de l’achat d’une résidence principale, secondaire, d’un investissement locatif ou d’un local professionnel. Elle introduit notamment un délai de réflexion de 10 jours, l’obligation d’une offre de prêt détaillée et la possibilité d’insérer une condition suspensive dans le compromis de vente. 

Ces deux volets partagent un objectif commun : renforcer la protection du consommateur face aux établissements prêteurs, mais ils s’appliquent à des types de crédits distincts. 

Champ d’application : quels crédits et acheteurs concernés ? 

La loi Scrivener II concerne tous les prêts immobiliers souscrits par des personnes physiques, qu’il s’agisse d’un achat de résidence principale, secondaire, d’un bien locatif ou d’un terrain à bâtir. Elle protège également les co-emprunteurs et les cautions. 

En revanche, elle exclut les prêts accordés à des personnes morales (sauf exceptions pour certaines SCI composées de particuliers) et ceux destinés à financer une activité professionnelle habituelle. Chez Capifrance, nos conseillers bénéficient d’une formation juridique actualisée pour maîtriser ces nuances et accompagner efficacement leurs clients acquéreurs, en toute conformité avec la réglementation. 

Chronologie simplifiée :  

Date 

Événement 

10 janvier 1978 

Promulgation de la loi Scrivener I (crédit à la consommation) 

13 juillet 1979 

Promulgation de la loi Scrivener II (crédit immobilier) 

Depuis 1993 

Intégration progressive au Code de la consommation 

Informations obligatoires dans l’offre de prêt immobilier 

Lorsque vous accompagnez vos clients acquéreurs, l’offre de prêt immobilier constitue un document clé que vous devez savoir décrypter. Elle récapitule l’ensemble des engagements de la banque et protège l’emprunteur grâce à des mentions obligatoires précises, encadrées par le Code de la consommation. 

Voici les six informations indispensables que doit contenir toute offre de prêt conforme : 

Information obligatoire  

Contenu  

Identité des parties 

Nom, prénom, adresse de l’emprunteur et de la banque 

Montant et objet du prêt 

Capital emprunté, apport personnel, nature du bien immobilier 

Taux annuel effectif global (TAEG) 

Coût total du crédit exprimé en pourcentage annuel 

Durée et modalités de remboursement 

Nombre d’échéances, montant des mensualités, date de déblocage des fonds 

Assurance emprunteur 

Caractère obligatoire ou facultatif, coût et garanties couvertes 

Tableau d’amortissement 

Répartition détaillée du capital et des intérêts pour chaque échéance 

Mentions manuscrites et articles clés du Code de la consommation 

L’offre de prêt doit impérativement mentionner les articles du Code de la consommation qui régissent le crédit immobilier, notamment les articles L313-1 et suivants. Ces références garantissent la transparence et permettent à l’emprunteur de connaître ses droits. 

La mention manuscrite reste une exigence forte. Votre client devra recopier de sa main une formule précise sur l’offre avant de la signer, confirmant qu’il a bien pris connaissance des conditions du prêt et du délai de réflexion de 10 jours. Cette formalité protège l’emprunteur contre toute signature hâtive et constitue une preuve juridique de son consentement éclairé. 

Taux annuel effectif global et coût total du crédit 

Le TAEG représente le coût « tout compris » du crédit. 

Il intègre non seulement le taux nominal, mais aussi l’ensemble des frais liés à l’octroi du prêt : frais de dossier, coût de l’assurance emprunteur, frais de garantie et éventuels frais d’évaluation du bien. 

Ce taux permet à vos clients de comparer objectivement plusieurs offres de prêt. Il est exprimé en pourcentage annuel et ne peut en aucun cas dépasser le taux d’usure publié chaque trimestre par la Banque de France. En tant que conseiller, vous devez vérifier cette conformité pour éviter un risque de prêt usuraire, qui rendrait le contrat nul. 

Tableau d’amortissement et identité des parties 

Le tableau d’amortissement détaille, échéance par échéance, la répartition entre le capital remboursé et les intérêts payés, ainsi que le capital restant dû. Cet outil est essentiel pour que l’emprunteur visualise l’évolution de son prêt sur toute la durée. 

L’identité complète des parties (emprunteur, co-emprunteur éventuel, et organisme prêteur) doit figurer clairement dans l’offre. Cette mention garantit la traçabilité juridique de l’engagement et facilite tout recours en cas de litige. Chez Capifrance, l’accompagnement juridique de nos équipes vous permet de vérifier la conformité de ces documents et de sécuriser chaque transaction pour vos clients. 

Délais de réflexion et de rétractation 

Comprendre les délais légaux encadrant l’offre de prêt immobilier est essentiel pour accompagner vos clients acquéreurs. Ces périodes de protection, imposées par la loi Scrivener, garantissent que l’emprunteur dispose du temps nécessaire pour examiner sereinement son engagement financier avant toute décision définitive. 

Calcul du délai de réflexion : 10 jours calendaires 

Dès réception de l’offre de prêt, l’emprunteur bénéficie d’un délai de réflexion obligatoire de 10 jours calendaires. Ce délai commence le lendemain du jour de réception de l’offre et inclut tous les jours du calendrier : week-ends, jours fériés et jours chômés compris. 

Concrètement, si votre client reçoit l’offre un lundi 10 mars, le décompte débute le mardi 11 mars. Il ne pourra accepter l’offre qu’à partir du vendredi 21 mars au plus tôt, soit le 11ᵉ jour. Cette règle est d’ordre public. Aucune acceptation ne peut intervenir avant l’expiration de ce délai, sous peine de nullité du contrat. 

Chez Capifrance, nos formations continues vous équipent pour expliquer ces mécanismes à vos clients et sécuriser chaque étape de leur projet immobilier. 

Délai de rétractation de 11 jours : conditions et exceptions 

Contrairement aux crédits à la consommation, il n’existe pas de droit de rétractation après acceptation d’une offre de prêt immobilier. Une fois le délai de réflexion écoulé et l’offre signée, l’engagement devient définitif. 

C’est pourquoi on parle souvent des « 11 jours Scrivener » : l’emprunteur doit attendre le 11ᵉ jour après réception pour pouvoir accepter l’offre. Toute signature anticipée expose le prêt à l’annulation judiciaire, privant l’emprunteur de ses droits et obligeant à recommencer la procédure avec une nouvelle offre potentiellement moins avantageuse. 

Vous devez donc veiller à ce que vos clients respectent scrupuleusement ce délai pour éviter tout risque de contentieux qui retarderait la finalisation de leur acquisition. 

Acceptation définitive et envoi à la banque 

Une fois le délai de réflexion écoulé, l’emprunteur peut accepter l’offre en la signant et en la datant. L’acceptation doit être formalisée par courrier postal daté et signé, ou par tout moyen convenu avec la banque garantissant la certitude de la date (signature électronique par exemple). 

L’offre reste valable pendant 30 jours calendaires à compter de sa réception. Passé ce délai, la banque n’est plus tenue de maintenir ses conditions. Après acceptation, le contrat de prêt devient effectif et la banque dispose de 4 mois pour débloquer les fonds, sous réserve que l’opération immobilière soit conclue dans ce même délai. 

Grâce à l’accompagnement juridique Capifrance et aux outils mis à votre disposition, vous maîtrisez ces étapes critiques et rassurez vos clients tout au long du processus de financement. 

Étape  

Délai  

Action possible  

Réception de l’offre 

Jour J 

Début du délai de réflexion 

Délai de réflexion 

10 jours calendaires 

Aucune acceptation autorisée 

Acceptation possible 

À partir du 11ᵉ jour 

Signature et envoi à la banque 

Validité de l’offre 

30 jours calendaires 

La banque maintient ses conditions 

Condition suspensive d’obtention de prêt et avant-contrat 

Rôle du compromis de vente et de l’acompte 

Le compromis de vente constitue l’engagement préliminaire entre vendeur et acquéreur, fixant le bien, le prix et les conditions de la transaction. C’est à cette étape que la condition suspensive d’obtention de prêt joue un rôle protecteur majeur : elle permet à l’acquéreur de se retirer sans pénalité si son financement est refusé. 

Lors de la signature du compromis, un acompte (ou dépôt de garantie) est généralement versé. Son montant varie entre 5 % et 10 % du prix de vente, bien qu’aucune obligation légale n’encadre ce pourcentage. Les parties peuvent donc négocier un montant forfaitaire ou même renoncer à cet acompte si l’acquéreur ne dispose pas de fonds suffisants. Cet acompte est placé en séquestre chez le notaire ou l’agence immobilière, garantissant ainsi la sécurité de la transaction pour les deux parties. 

Vous devez veiller à ce que la condition suspensive soit rédigée avec précision : montant du prêt, taux d’intérêt hors assurance, durée de remboursement et délai d’obtention (généralement 30 à 45 jours). Cette rigueur évite toute ambiguïté et protège vos clients acquéreurs tout en sécurisant la transaction pour le vendeur. 

Scénario en cas de refus de financement 

Si l’acquéreur essuie un refus de financement dans les conditions prévues au compromis, la vente est automatiquement annulée et l’acompte doit lui être intégralement restitué, sans retenue ni pénalité. Pour activer cette protection, l’acquéreur doit prouver sa bonne foi en fournissant généralement deux à trois refus de prêt émis par des établissements bancaires, attestant qu’il a bien sollicité un financement aux conditions mentionnées dans le compromis. 

En tant que conseiller immobilier Capifrance, vous accompagnez vos clients dans cette démarche en les orientant vers nos partenaires courtiers (Cafpi, La Centrale de financement, Empruntis, Acecredit) pour optimiser leurs chances d’obtenir un financement rapide et adapté. Vous sécurisez ainsi le dossier dès le départ et réduisez les risques d’échec. 

Le tableau ci-dessous récapitule les conditions de validité de la clause suspensive : 

Situation  

Validité de la clause  

Conséquence  

Refus de financement avec preuves (2-3 refus bancaires) 

Valide 

Restitution intégrale de l’acompte, vente annulée 

Refus sans démarche bancaire sérieuse 

Non valide 

Risque de perte de l’acompte, litige possible 

Obtention du prêt dans les délais 

Clause levée 

Signature de l’acte authentique, acompte déduit du prix 

Chez Capifrance, notre accompagnement juridique et nos formations vous permettent de maîtriser ces mécanismes pour sécuriser chaque transaction et éviter tout litige. Vous garantissez ainsi à vos clients acquéreurs et vendeurs une transaction fluide et conforme à la réglementation. 

Protection de l’emprunteur pendant la vie du crédit 

La loi Scrivener ne se contente pas d’encadrer la signature initiale du prêt immobilier. Elle accompagne l’emprunteur tout au long de la vie du crédit en lui garantissant des droits essentiels : possibilité de rembourser par anticipation, modification du contrat sous conditions strictes, et recours en cas de difficultés financières. Pour vous, conseillers Capifrance, maîtriser ces protections vous permet d’accompagner vos clients acquéreurs sur la durée et de les guider face aux imprévus. 

Droit au remboursement anticipé encadré 

Tout emprunteur peut rembourser son crédit immobilier par anticipation, en totalité ou en partie, à tout moment. C’est un droit inscrit dans le code de la consommation. Toutefois, la banque peut prévoir dans le contrat initial des indemnités de remboursement anticipé (IRA), plafonnées par la loi. 

Pour un prêt à taux fixe, ces indemnités ne peuvent dépasser le plus faible de ces deux montants : six mois d’intérêts sur le capital remboursé au taux moyen du prêt, ou 3 % du capital restant dû. Notez que certains contrats prévoient l’interdiction d’un remboursement partiel inférieur à 10 % du montant initial prêté, sauf s’il s’agit du solde total. 

Bon à savoir : depuis le 1er juillet 1999, aucune indemnité n’est due si le remboursement anticipé fait suite à un changement de lieu d’activité professionnelle, à un décès de l’emprunteur ou de son conjoint, ou à une cessation forcée d’activité. Chez Capifrance, notre accompagnement juridique vous aide à vérifier ces clauses pour protéger vos clients. 

Avenants et renégociations sous contrôle 

Lorsque les conditions de marché évoluent ou que la situation de l’emprunteur change, il peut être judicieux de modifier le contrat de prêt. Cette modification passe obligatoirement par un avenant établi sur support papier ou durable, conformément à l’article L313-39 du code de la consommation. 

L’emprunteur dispose d’un délai de réflexion de 10 jours calendaires … à compter de la réception de l’avenant pour l’accepter ou le refuser. 

Cette procédure garantit que toute renégociation respecte les mêmes exigences d’information que l’offre initiale. En tant que conseiller, vous pouvez orienter vos clients vers nos partenaires de financement pour sécuriser ces démarches. 

Gestion des litiges et risques de surendettement 

La loi Neiertz du 31 décembre 1989 complète la protection de l’emprunteur en instaurant des dispositifs de prévention et de traitement du surendettement. Si votre client se trouve dans l’impossibilité de faire face à ses dettes, il peut saisir la commission de surendettement de son département. 

Cette commission examine la situation et peut recommander un plan d’échelonnement des remboursements, une suspension temporaire des échéances, voire un effacement partiel des dettes dans les cas les plus graves. Le fichier national des incidents de remboursement des crédits aux particuliers (FICP) recense les situations de surendettement et les incidents de paiement. 

En cas de litige entre l’emprunteur et la banque, plusieurs recours sont possibles : 

  • Saisir le médiateur bancaire de l’établissement prêteur (gratuit et rapide) 
  • Contacter l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) pour signaler un manquement 
  • Engager une action en justice devant le tribunal d’instance compétent 

Chez Capifrance, nos 200 experts au siège et nos coachs terrain vous accompagnent pour anticiper ces situations et orienter vos clients vers les solutions adaptées, renforçant ainsi votre valeur de conseil sur toute la durée d’amortissement.

Cas particuliers : SCI, local professionnel et ILC 

La loi Scrivener s’applique principalement aux personnes physiques souscrivant un crédit immobilier. Cependant, certaines situations particulières méritent votre attention pour conseiller au mieux vos clients acquéreurs. 

La Cour de cassation a tranché en 2015. Les Sociétés civiles immobilières (SCI), personnes morales par définition, ne peuvent pas se prévaloir de la protection des consommateurs de la loi Scrivener. Concrètement, un crédit souscrit au nom d’une SCI ne bénéficie ni du délai de réflexion de 10 jours ni du délai de rétractation de 11 jours. Votre rôle est d’informer vos clients sur cette différence majeure lorsqu’ils envisagent d’investir via une structure sociétaire. 

La distinction entre local professionnel et usage d’habitation : bien que la loi Scrivener couvre les crédits pour l’acquisition de locaux professionnels, le cadre réglementaire diffère selon la destination du bien. Un crédit pour un local professionnel destiné à un usage d’habitation bénéficie de la protection complète. En revanche, si le prêt finance un local exclusivement commercial ou artisanal, les banques peuvent appliquer des conditions spécifiques, notamment en matière d’assurance emprunteur. 

L’ILC pour indexer les loyers commerciaux : l’indice des loyers commerciaux, publié chaque trimestre par l’Insee, sert de référence pour réviser les loyers des baux commerciaux. Même si cet indice ne relève pas directement de la loi Scrivener, vous devez le connaître pour accompagner vos clients investisseurs. L’ILC est calculé à partir de l’évolution des prix à la consommation, des prix de la construction neuve et du chiffre d’affaires du commerce de détail. 

Type d’acquisition  

Protection loi Scrivener  

Délais applicables  

Personne physique – résidence principale 

Oui 

10 jours réflexion + 11 jours rétractation 

SCI (personne morale) 

Non 

Aucun délai légal imposé 

Local professionnel à usage d’habitation 

Oui 

10 jours réflexion + 11 jours rétractation 

Local exclusivement commercial 

Oui, avec spécificités 

Conditions variables selon banque 

 

Assurance emprunteur et délégation 

Lorsqu’un acquéreur souscrit un crédit immobilier, l’assurance emprunteur figure systématiquement dans l’offre de prêt. Bien qu’elle ne soit pas légalement obligatoire, elle est exigée par tous les établissements bancaires pour garantir le remboursement en cas de décès, d’invalidité ou d’incapacité de travail. Votre rôle de conseiller Capifrance est d’informer vos clients sur cette protection essentielle et de les accompagner dans leurs choix. 

La délégation d’assurance est un droit fondamental qui mérite toute votre attention. Depuis la loi Lagarde de 2010, vos clients peuvent choisir librement leur assureur plutôt que d’accepter systématiquement le contrat groupe proposé par leur banque. Cette liberté s’est considérablement renforcée avec la loi Lemoine de 2022, qui autorise désormais le changement d’assurance à tout moment, sans délai de préavis ni condition d’ancienneté. 

Concrètement, pour qu’une délégation soit acceptée, le contrat externe doit présenter un niveau de garanties équivalent à celui exigé par la banque. Celle-ci remet une fiche standardisée européenne (FISE) qui détaille précisément ses exigences. Votre valeur ajoutée réside dans votre capacité à guider vos acquéreurs vers des comparaisons pertinentes, en vérifiant que les garanties correspondent et que le TAEG global reste compétitif. N’oubliez pas que l’assurance emprunteur représente souvent le deuxième poste de dépense après les intérêts du crédit. 

Check-list des documents assurance à vérifier :  

Document 

Objectif 

Fiche standardisée européenne (FISE) 

Détaille les garanties minimales exigées par la banque 

Devis d’assurance déléguée 

Permet la comparaison tarifaire et des garanties 

Tableau d’équivalence des garanties 

Confirme que le contrat externe respecte les critères bancaires 

Chez Capifrance, vous bénéficiez d’un accompagnement juridique complet pour maîtriser ces aspects réglementaires et sécuriser chaque dossier de financement. Cette expertise vous permet de valoriser votre conseil auprès de vos clients acquéreurs et de renforcer leur confiance tout au long de leur projet immobilier.

Ressources officielles et veille juridique 

Pour garantir la conformité de vos transactions et protéger efficacement vos clients emprunteurs, vous devez vous appuyer sur des sources juridiques fiables telles que la Loi Tracfin et le droit immobilier, pour lequel il convient de maintenir une veille régulière. 

L’ANIL publie régulièrement des analyses juridiques et commente la jurisprudence immobilière. 

Nous vous conseillons d’organiser une veille trimestrielle pour rester conforme aux évolutions réglementaires. Le secteur immobilier connaît des changements fréquents : taux d’usure, plafonds d’honoraires, nouvelles obligations d’information. Cette régularité vous permet d’anticiper les impacts sur vos dossiers en cours et d’adapter votre accompagnement. 

Ressource  

Utilité  

Fréquence de consultation  

Légifrance 

Articles Code de la consommation, lois consolidées 

Mensuelle 

ANIL 

Jurisprudence commentée, fiches pratiques 

Trimestrielle 

Journal de l’Agence 

Actualités professionnelles, changements réglementaires 

Hebdomadaire 

Chez Capifrance, vous bénéficiez d’un accompagnement juridique qui intègre cette veille dans votre quotidien, pour exercer sereinement et toujours respecter la réglementation en vigueur. 

L’accompagnement juridique Capifrance pour sécuriser vos transactions 

Chez Capifrance, nous savons qu’un conseiller immobilier performant est un conseiller bien formé et soutenu. C’est pourquoi nous mettons à votre disposition un accompagnement juridique complet qui vous permet d’exercer en toute sérénité, tout en respectant la réglementation du secteur immobilier, y compris les exigences de la loi Scrivener. 

Un centre de formation certifié pour maîtriser la réglementation 

Notre centre de formation immobilier, la DigitRE Académie, est certifié Qualiopi depuis 2020. Nous proposons plus de 550 sessions de formation par an, couvrant l’ensemble des compétences indispensables pour réussir dans l’immobilier. 

Parmi les modules proposés, vous trouverez des formations dédiées au droit immobilier, à la loi ALUR, et aux réglementations essentielles comme la loi Scrivener. Ces formations sont animées par des experts disposant d’une double compétence : immobilier et pédagogie. Vous apprenez ainsi à maîtriser les obligations d’information envers vos clients acquéreurs, les délais de réflexion et de rétractation, ainsi que les clauses suspensives à intégrer dans vos avant-contrats. 

La formation continue est au cœur de notre offre. Vous validez vos heures légales en e-learning ou en présentiel, à votre rythme. Cette mise à jour régulière vous garantit de rester conforme aux évolutions réglementaires et de renforcer votre crédibilité auprès de vos clients. 

Des experts juridiques disponibles à chaque étape 

Au-delà de la formation, vous bénéficiez d’un accompagnement tout terrain et personnalisé. Notre équipe de 100 personnes au Siège est mobilisée pour répondre à toutes vos questions, notamment sur les aspects juridiques liés à la loi Scrivener : calcul des délais, mentions obligatoires dans l’offre de prêt, gestion des conditions suspensives. 

Les conseillers et le coach de votre département sont aussi à vos côtés pour vous épauler au quotidien. Que vous soyez face à un dossier complexe ou que vous ayez besoin d’une validation rapide, nos experts sont là pour vous guider et sécuriser chaque transaction. 

Notre accompagnement inclut un ensemble de services juridiques pensés pour votre sécurité et votre performance : 

  • Veille réglementaire continue pour vous tenir informé des évolutions législatives 
  • Signature électronique sécurisée de tous vos documents juridiques, pour finaliser vos engagements à distance en toute conformité 
  • Modules de formation spécialisés sur la protection du consommateur et les obligations légales 
  • Support juridique personnalisé via notre équipe dédiée au siège 
  • Outils de gestion des délais pour respecter les échéances légales (réflexion, rétractation) 


Chez Capifrance, l’accompagnement juridique n’est pas une option : c’est une priorité. Nous vous donnons les moyens de performer tout en protégeant vos clients et en exerçant dans un cadre totalement sécurisé. Pour en savoir plus sur les avantages de notre réseau et nous rejoindre, contactez l’équipe de recrutement Capifrance.

Conclusion

  • La loi Scrivener reste une référence essentielle pour comprendre les droits des emprunteurs et les obligations des établissements prêteurs dans le cadre d’un crédit immobilier.
  • En tant que conseiller immobilier, connaître les délais, les mentions obligatoires de l’offre de prêt, le rôle du TAEG, la condition suspensive et les cas particuliers permet de mieux accompagner les acquéreurs.
  • Cette maîtrise réglementaire renforce la qualité du conseil, limite les risques de litige et contribue à sécuriser les transactions immobilières pour les vendeurs comme pour les acheteurs.
  • Rejoindre Capifrance, c’est bénéficier d’un réseau structuré, d’une formation juridique continue, d’experts disponibles et d’un accompagnement complet pour développer son activité de conseiller immobilier indépendant dans un cadre fiable et performant.

FAQ

Qu’est-ce que la loi Scrivener ?

La loi Scrivener, adoptée le 13 juillet 1979, vise à protéger les emprunteurs lors de la souscription d’un crédit immobilier. Elle impose aux établissements prêteurs des obligations strictes en matière d’information et instaure un délai de réflexion obligatoire de 10 jours. Cette protection s’applique à tous les crédits immobiliers : acquisition de résidence principale, secondaire, investissement locatif ou achat de terrain. Chez Capifrance, nos conseillers bénéficient d’un accompagnement juridique complet pour maîtriser cette réglementation et conseiller efficacement leurs clients acquéreurs. 

Comment calculer le délai de réflexion de la loi Scrivener ? 

Le délai de réflexion de 10 jours se calcule en jours calendaires à partir de la réception de l’offre de prêt par l’emprunteur. Concrètement, si votre client reçoit l’offre le 5 mars, il ne pourra l’accepter qu’à compter du 16 mars. Ce délai court sans interruption, week-ends et jours fériés inclus. L’emprunteur ne peut renoncer à ce droit, qui reste d’ordre public pour garantir sa protection. Nos formations Capifrance intègrent ces aspects techniques pour sécuriser vos transactions au quotidien. 

La loi Scrivener s’applique-t-elle aux achats via une SCI ? 

Non, la Cour de cassation a tranché en 2015 : les SCI, en tant que personnes morales, ne peuvent se prévaloir de la protection de la loi Scrivener. Cette loi protège exclusivement les consommateurs personnes physiques. Toutefois, si une SCI est composée uniquement d’associés personnes physiques et qu’elle n’exerce pas d’activité professionnelle habituelle, certains tribunaux admettent une application partielle du délai de rétractation après signature du compromis. Pour sécuriser ces dossiers complexes, l’équipe juridique Capifrance reste à votre disposition. 

Quelle différence entre délai de réflexion et délai de rétractation ? 

Le délai de réflexion intervient avant la signature : il donne 10 jours à l’emprunteur pour analyser l’offre de prêt sans pouvoir l’accepter immédiatement. Le délai de rétractation, lui, s’applique après la signature du compromis de vente et dure 11 jours : l’acquéreur peut annuler son engagement sans justification. Le premier protège lors du financement, le second lors de l’achat immobilier. Ces deux mécanismes complémentaires garantissent une protection maximale de vos clients, et Capifrance vous forme à les intégrer dans chaque étape de votre accompagnement.

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